Depuis 2018, l’idée de quitter le Québec prend une place importante dans mon esprit. Je ne me sens plus à ma place ici et je veux découvrir d’autres endroits, à plus long terme qu’un seul voyage.
De plus, le climat du Québec m’épuise un brin trop. Du -30°C au +30°C en quelques mois, mon corps n’est pas outillé pour s’adapter si rapidement. La glace causée par les gels et dégels constants m’agacent profondément, et je n’ai pas encore atteint la moitié de ma vie théorique.
Ceux qui me connaissent savent que j’ai subi trop de chocs post-traumatiques, desquels aucune guérison complète n’est possible. Un traitement thérapeutique intense de 10 mois a calmé de nombreux symptômes mais il fallait que je me rende à l’évidence. Je le sais, pour mon bien, mental et physique, je dois partir d’ici.
Par bonheur, mon conjoint entretient les mêmes rêves de découvrir d’autres régions canadiennes. On partira donc tous les six: les trois furets, le berger australien, lui et moi.
Des craintes? Tout plein. Une possibilité de me sentir plus sereine sans environnement malheureusement teinté d’horribles souvenirs? Elle surpasse les craintes.
